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Bobo-Dioulasso et Ouahigouya : douze salles de classe construites/réhabilitées par la Croix-Rouge burkinabè
Date de publication : 03-11-2026
D'août à octobre 2026, la Croix-Rouge burkinabè (CRBF) a mené, à Bobo-Dioulasso et à Ouahigouya, un programme de construction, de réhabilitation et d'équipement d'infrastructures scolaires. L'objectif est d'améliorer les conditions d'apprentissage des enfants grâce à des salles de classe adaptées, sûres et inclusives.
À Bobo-Dioulasso, l'école primaire de la Cité Relais, située au secteur 23, bénéficie de six nouvelles salles de classe et d'un bloc de trois latrines. L'établissement reçoit également 210 tables-bancs, 12 chaises et 6 bureaux, de quoi installer élèves et enseignants dans de bonnes conditions dès la rentrée.
À Ouahigouya, l'effort a porté sur la réhabilitation de six salles de classe, réparties à parts égales entre les écoles primaires de Péla I et de Siguinvoussé. Cette dernière accueille en outre un bloc de six latrines, 40 tables-bancs, 8 chaises et 4 bureaux.
Pour mener à bien ces travaux, la CRBF a mobilisé ses propres techniciens. Elle a aussi sollicité l'appui technique des techniciens du UNHCR et des directions régionales en charge de la construction de la Patrie, chargées du suivi et du contrôle de la qualité des réalisations dans les localités concernées. Cette articulation entre expertise humanitaire et services techniques publics offre une garantie de solidité et de conformité aux normes, un point essentiel pour des infrastructures appelées à servir plusieurs générations d'écoliers.
Le financement est assuré par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), dans le cadre de la mise en œuvre du projet de l'Agence italienne pour la coopération au développement (AICS).
Ces réalisations prennent tout leur sens dans un contexte où l'accès à une éducation de qualité reste un défi majeur. Au Burkina Faso, les déplacements de populations ont fait croître les effectifs dans les écoles des zones d'accueil, tandis que de nombreuses salles de classe, vétustes ou surchargées, peinent à offrir un cadre propice à l'apprentissage. Les latrines, souvent négligées, comptent pourtant parmi les facteurs déterminants de la fréquentation scolaire, en particulier celle des filles.
Ces douze salles de classe rappellent qu’investir dans l’éducation, c’est investir dans la cohésion sociale et la résilience des communautés. Pour que l’impact soit durable, l’entretien des infrastructures devra désormais être assuré avec l’implication des communautés éducatives, afin que ces écoles continuent d’accueillir les enfants bien après la fin du projet.